L’univers des actifs cryptographiques est vaste, mais certains projets se distinguent par leur longévité et leur capacité à innover techniquement. Fondé en 2011, ce système de paiement peer-to-peer a été développé pour améliorer l’efficacité des transferts de valeur sur Internet. Contrairement à de nombreuses autres devises qui ont disparu, celle-ci a maintenu sa position grâce à une communauté active et des mises à jour régulières. Le logiciel client, disponible sous licence MIT, permet à quiconque de participer au réseau, garantissant ainsi une décentralisation effective. L’architecture du réseau a été pensée pour générer des blocs quatre fois plus rapidement que le Bitcoin, soit toutes les deux minutes et demie, ce qui se traduit par des confirmations de transaction beaucoup plus rapides pour les utilisateurs finaux.
L’évolution de ce protocole a été marquée par plusieurs étapes clés qui ont renforcé sa crédibilité et son utilité. En 2017, la création d’une fondation dédiée à Singapour a permis de structurer le développement et la communication autour du projet. Cette même année a vu l’activation de Segregated Witness (SegWit), une mise à jour majeure qui a non seulement corrigé la malléabilité des transactions mais a aussi augmenté la capacité des blocs. C’est grâce à ces bases solides que des expérimentations audacieuses, comme les échanges atomiques avec d’autres blockchains (Decred, Vertcoin), ont pu être réalisées avec succès.
Les points suivants résument les moments forts et les spécificités du projet :
- Lancement initial du code sur GitHub par Charlie Lee en octobre 2011.
- Intégration sur le terminal Bloomberg en décembre 2017, signe de reconnaissance institutionnelle.
- Ajout à l’outil de conversion de devises de Google à l’été 2018.
- Une offre totale plafonnée qui est exactement quatre fois supérieure à celle du Bitcoin.
- Une résistance initiale aux ASIC grâce à l’algorithme Scrypt gourmand en mémoire.
Malgré ces succès, le chemin n’a pas été sans embûches. Le projet a dû faire face à des scissions, notamment l’apparition d’un fork controversé en 2018, initiative désavouée par les fondateurs originaux. De plus, la volatilité du marché a parfois été exacerbée par de fausses informations, comme ce fut le cas en septembre 2021 avec l’annonce frauduleuse d’un partenariat avec un géant de la grande distribution. Ces événements rappellent l’importance de vérifier les sources. Pour ceux qui s’intéressent aux détails profonds de l’historique et aux analyses de marché, il est recommandé de consulter la suite des rapports financiers spécialisés. Néanmoins, la robustesse du réseau, avec plus de 1400 nœuds actifs en 2020, démontre que la décentralisation reste au cœur de la proposition de valeur de cette monnaie électronique.
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